Entre (in)disponibilité et qualité de l’eau : retour sur l’actu
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Depuis la fin décembre, les médias se sont intéressés à de nombreuses situations où l’eau était temporairement indisponible. Vu la taille de nos réseaux et les conditions climatiques, ce genre de situations s’est produit aux 4 coins de la Wallonie. Par ailleurs, en dehors de la SWDE, la qualité de l’eau s’est invitée dans l’actualité. Petit tour d’horizon de ce qui s’est dit de nous ces derniers temps…
Résumé en quelques articles et reportages, de décembre 2025 à janvier 2026.
Des perturbations locales, une même mobilisation collective
Nos équipes ont été fortement sollicitées ces dernières semaines dans toute la Wallonie pour faire face à une série d’incidents sur le réseau : fuites importantes, coupures d’eau, manque de pression ou encore ruptures de canalisations.
À Namur, en pleine période de fermeture SWDE durant les fêtes, une importante rupture de canalisation a privé une partie des habitants de Saint-Servais et Saint-Marc d’eau potable pendant plusieurs jours. Si une alimentation alternative a été mise en place le plus vite possible, la réparation de la conduite endommagée a pris du temps. En cause notamment, l’attente d’une pièce particulière provenant d’Italie, mais aussi la neige qui a ralenti l’intervention. Tout est de retour à la normale depuis plusieurs jours déjà.
Le mauvais temps ne nous dérange pas. On est habitué aux coups durs de l’hiver. Plus il fait dégueulasse, plus on travaille… Mais ici, c’est la mobilité des camions qui est gênée par la neige.
Dans le même temps et pour les mêmes équipes de garde, à Dinant, une fuite liée à des travaux a privé d’eau une partie des habitants. Comme l’évoque L’Avenir, cela a nécessité une distribution manuelle de bouteilles d’eau et mettant en lumière une forte solidarité locale.
Courant du mois de janvier, c’est à Spontin (Yvoir) que l’attention médiatique s’est portée. En cause, un château d’eau qui se vide plus vite qu’il ne se remplit. Un événement relaté notamment sur la télévision locale MaTélé :
D’autres incidents ont impacté nos clients, comme à Harmignies (Mons) où une remise en service suite à une fuite a rendu l’eau trouble et impropre à la consommation durant plusieurs jours, à Saintes (Tubize) à cause d’un souci électrique à la station de potabilisation de Soignies, ou à Boussu avec un affaissement de voirie lié à une fuite ou encore à Fouches (Arlon) où une fuite difficile à localiser a mobilisé nos équipes et nécessité une distribution alternative. Cela montre la diversité des cas rencontrés.
Protection des captages d’eau : les agriculteurs manifestent à Namur
Le Soir aborde la grogne des agriculteurs qui ont manifesté le 15 janvier dernier à Namur. Ils dénoncent les contraintes liées aux périmètres de protection autour des captages d’eau. Certains témoignent de l’impact sur leurs revenus, notamment lorsqu’ils doivent abandonner des terres ou restreindre leurs activités. Si la protection de la ressource est un impératif partagé, la concertation semble parfois en panne. L’article souligne un besoin de dialogue renforcé pour faire coexister agriculture durable et préservation de l’eau potable.
Une étude américaine pointe la présence de nanoplastique dans l’eau en bouteille
Une nouvelle étude d'une université de New York (Columbia) révèle que l’eau en bouteille contiendrait en moyenne 240.000 fragments de plastique par litre, dont des nanoplastiques invisibles, explique le groupe SudInfo.
Le chiffre est jusqu’à 4 fois supérieur à l’eau du robinet, remettant en question sa réputation de pureté. Les auteurs soulignent que ces nanoplastiques pourraient passer dans les cellules humaines, même si les effets exacts restent à préciser.
PFAS : un coût faramineux à l’échelle européenne
Toujours en lien avec la qualité de l’eau, un rapport européen chiffre le coût potentiel des PFAS entre 330 et 1.700 milliards d’euros. On parle ici de coûts en matière de santé publique et ceux de décontamination de l’environnement. L’article du Soir à ce sujet, évoque 4 scénarios allant de « on ne fait rien » à « on arrête la production et l’usage de PFAS ». A voir ce que l’Europe décidera de faire…
De son côté, la RTBF s’est posée la question suivante : Est-ce que l’Etat belge a le pouvoir de réduire ou de supprimer l’utilisation des pesticides PFAS dans les cultures du pays ? L’explication en vidéo :
En résumé… oui, mais c’est compliqué.