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3 questions à Philippe Picalausa - La prouesse informatique

3 questions à Philippe Picalausa - La prouesse informatique

2020 a chamboulé nos habitudes. Mesures anti-Covid obligent, nous avons tous été forcés de nous adapter pour poursuivre nos activités. Retour, tout au long de ce mois de décembre, sur les impacts et les enseignements de la crise sanitaire avec cinq témoins-clés. Philippe Picalausa du service IT ouvre le bal...

Avec le recul, on peut affirmer sans rougir que la SWDE a fait preuve d’une efficacité redoutable pour faciliter le télétravail pour tous en un temps record. D’autres sociétés ont rencontré beaucoup plus de difficultés. Comment l’expliquez-vous ?

Philippe Picalausa - Pour être tout à fait clair, nous sentions venir le confinement. Nous avions notamment anticipé sur les commandes de matériel afin que, le cas échéant, chacun puisse bénéficier d’un PC portable pour travailler à la maison. Cette anticipation était d’autant plus nécessaire que nous savions que les mois de février et de mars sont généralement ceux où les ruptures de stocks sont les plus fréquentes. On s’est dès lors douté, qu’à l’annonce de la crise, il allait y avoir une ruée sur le matériel.

Nous avions en fait déjà réservé plus de 300 PC portables chez nos fournisseurs. Cette précaution nous a permis de disposer de tout le matériel quelques jours avant le jour J. Le 18 mars, nous étions fin prêts pour basculer en télétravail de masse.

Le jour du confinement, on se serait cru au moment d’un exode face à un conflit. Ceux qui n’avaient pas reçu un PC portable en urgence s’en allaient avec leur station de travail et leur écran sous le bras pour travailler à la maison

Philippe Picalausa
Philippe Picalausa , Responsable Infrastructure et Maintenance technique - Service informatique

C’était un fameux challenge. Satisfait de la manière dont les choses se sont passées, alors... ?

P.P. - Plus que satisfait. On peut dire que le premier confinement a été parfaitement géré par les équipes informatiques. A la fois d’un point de vue technique : nous avons quadruplé la bande passante pour permettre la connexion simultanée de 800 personnes, nous avons déployé en masse les applications Forticlient et Skype sur les postes de travail, nous avons livré des routeurs 4G pour qui n’avait pas de connexion Internet à la maison, etc. Et d’un point de vue formatif, nous avons fait en sorte qu’un maximum de collègues puissent se débrouiller seuls pour réinstaller leur poste de travail. Les protocoles ont bien été rodés. Nous étions prêts à nous reconfiner en octobre sans la moindre crainte.

L’observation de nos collègues en télétravail a aussi été riche d’enseignements, non ?

P.P. - Exact ! Le confinement nous a également permis de saisir quels étaient les comportements qui fonctionnaient et ceux qui étaient contre-productifs. Nous avons constaté que les réunions en vidéoconférence avaient presque autant d’efficacité qu'une réunion en présentiel. Par contre, la visio marchait moins bien en mode mixte, entre les deux périodes de confinement, alors qu’une moitié était présente au bureau et l’autre à la maison. Les participants à distance avaient tendance à décrocher parce qu’ils n’avaient pas accès au non-verbal de ceux qui étaient regroupés dans le même local.

Au niveau de mon équipe, j’ai également compris qu’il était nécessaire de ritualiser des moments de rencontres virtuelles, non seulement pour faire le point sur les tâches en cours, mais aussi pour garder le contact. En télétravail, il est nécessaire de se fixer des rendez-vous quotidiens. Même si nous n’avons pas spécialement des points importants à aborder, le contact humain reste essentiel.