Depuis 40 ans, il représente la commune de Rebecq à la SWDE !

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Tous les ans, le dernier mardi de mai, nous organisons notre Assemblée générale (AG). C’est lors de cet événement que nos « associés* », principalement les communes, sont invités à approuver nos comptes de résultats ainsi que le bilan de l’année écoulée. Depuis 40 ans, Jean-Paul Denimal est le représentant de la commune de Rebecq. Lorsqu’il a commencé, c’était encore la SNDE, la Société nationale des eaux… Nous avons profité de cette « mémoire vivante » pour opérer un petit voyage dans le temps.

Au premier regard, on comprend que Jean-Paul Denimal est ce qu’on pourrait appeler un digne serviteur de la chose publique. Il est l’actuel premier échevin de cette commune du Brabant Wallon de 11.000 habitants, nichée entre Enghien et Tubize, à proximité de la frontière linguistique.

Affairé, mais toujours souriant, il nous invite à pénétrer sans chichi dans son bureau de la maison communale. « Je suis entré en politique au début des années 1980, précise-t-il. Je m’en rappelle comme si c’était hier. À l’époque, j’étais professeur d’électricité à Forest (Bruxelles) et j’avais été élu comme conseiller communal à Rebecq où j’habitais. J’étais alors dans l’opposition et le bourgmestre de l’époque voulait montrer son sens de la participation (rire) en offrant un mandat à l’opposition. »

Le bourgmestre me confie alors avec « beaucoup de générosité » la mission de représenter la commune à l’Assemblée générale de la SNDE (Société Nationale des Eaux). Cette assemblée se tenait alors en néerlandais à Bruxelles et aucun mandataire ne voulait y participer.

Comme je travaillais à la capitale, j’ai accepté… mais je n’étais pas dupe quant au privilège offert. J’étais jeune et surtout curieux de savoir comment ça fonctionnait.

Des débats animés !

En 1986, la politique de l’eau est transférée aux Régions. Et la SNDE se scinde en deux : La VMW (aujourd’hui De Watergroep) se charge du Nord et la Société wallonne des distributions d’eau (qui n’est pas encore la Société Wallonne Des Eaux) gère le Sud. Durant 5 ans cependant, son siège administratif demeure à Bruxelles, dans les locaux historiques de l’ex-SNDE. En 1991, le siège social est transféré à Verviers, devenue entretemps capitale wallonne de l’eau.

« À l’époque, je participais également au Conseil d’exploitation de la Zone Senne Dyle-Gette. Chaque année, nous avions une réunion avec le Directeur général adjoint avant d’aller visiter un site de la SWDE et finir la journée au restaurant. Aujourd’hui, tout a bien changé. Les réunions sont devenues plus administratives et techniques … et dès lors moins conviviales. C’est certes plus efficace, mais on perd toute la partie « informelle » qui était bien utile pour favoriser les rencontres et consolider son réseau. Entre délégués et responsables de la SWDE, nous avions alors l’occasion de mieux nous connaître. »

Aux AG, nous n’assistons plus comme par le passé à des joutes épiques. À mes débuts, certains participants ne venaient que pour ça : faire du bruit. Quant aux réunions du Conseil d’exploitation, les visites de site et les bonnes tables sont également passées à la trappe.

Monsieur « eau potable »

En quarante ans de bons et loyaux services, Jean-Paul Denimal n’a pour ainsi dire jamais manqué une AG ou une réunion du Conseil d’exploitation de la zone. « J’estime qu’il est important d’être là pour rencontrer les responsables de la SWDE et suivre l’actualité. Cette proximité me permet de développer des relations privilégiées avec les différents services. Et quand le besoin se fait sentir, je peux contacter la bonne personne au bon moment au sein de la SWDE… sans jamais abuser évidemment ! »

Résultat : Jean-Paul Denimal est devenu le monsieur « eau potable » de la commune de Rebecq. Quand un administré cherche une réponse à ses problèmes de réseau d’eau, c’est automatiquement vers lui qu’il est dirigé. « Comme je suis connu comme le loup blanc à la SWDE, je bénéficie toujours d’une oreille attentive. Je sais à qui m’adresser et je sais de quoi je parle. Pour les personnes dans le besoin par exemple, la SWDE possède un fonds spécial que les communes et les CPAS peuvent activer. Il faut le savoir ! »

La SWDE à la base du fond social de l’eau

Une SWDE plus performante

Pour Jean-Paul Denimal, la SWDE est finalement devenue plus « professionnelle » et efficiente.

Quand on discute avec les responsables, on sent d’emblée que l’objectif premier est de fournir une eau de qualité, en quantité suffisante et à un prix maîtrisé. Certes, l’ambiance est moins conviviale, mais les résultats sont plus probants.

Car au fil des années, je me suis rendu compte que la « Wallonne » devenait techniquement plus performante.

« Avec un labo qui compte parmi les plus performants d’Europe et la création de services bien utiles. Dernièrement, j’ai proposé à mes collègues de faire appel à EasyConso pour placer des détecteurs de fuite dans la commune. C’est en discussion, car ça reste un investissement conséquent. Mais comme j’ai bien suivi le développement du projet, je reste persuadé que c’est un investissement qui peut être très rapidement rentabilisé. Je suis certain que si je ne participais pas aux réunions de la SWDE, je ne serais pas aussi convaincu ! »

easyCONSO, ça cartonne

Malgré les années, Jean-Paul Denimal fait encore la route tous les derniers mardis du mois de mai, jusqu’à Verviers. Environ 340 kilomètres et 3h30 de trajet pour aller et revenir. Mais l’homme y tient, tant que les mandats et la santé le permettent, il continuera. A moins qu'il ne suive notre Assemblée générale à distance, comme ce sera autorisé désormais.

*Qui sont nos associés ?

207 communes (les 190 communes desservies par la SWDE + 17 autres communes associées) ; 10 intercommunales : CILE, InBW, Inasep, IDEA, Idelux, Igretec, De Watergroep, Valoris, I.S.P.P.C. et S.P.I. ; les provinces du Brabant wallon, du Hainaut, de Liège et de Namur ; la SPGE ; la Région wallonne et la NEB Participations.

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