Outil de planification Maintenance : quand le premier déploiement est difficile…
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Pour parvenir à une maintenance plus préventive de nos équipements, le Processus Maintenance est passé à un nouvel outil de planification. Retour en deux articles sur ce projet. Premier sujet : le déploiement parfois difficile de l’outil chez toutes nos équipes de Maintenance électromécanique, en octobre 2025 !
« Nous devions être formés par un collègue « key-user ». Celui-ci est peu à l’aise avec l’informatique et ça a rendu les choses difficiles. Aujourd’hui, c’est toujours un peu brouillon. »
« Au lancement, on avait le sentiment que ça buggait sans cesse. On remontait des problèmes. C’était très frustrant. »
Ces témoignages de collègues reflètent l’état d’esprit au moment du déploiement des nouveaux outils en octobre 2025. Comment en sommes-nous arrivés là ? Petit retour en arrière pour bien comprendre !
Flashback : dès janvier 2025, comme expliqué dans cet article nous.swde, chaque responsable au sein du processus Maintenance, du directeur au chef de secteur, prend le temps de présenter la vision et les projets en cours. La vision de la Maintenance est la suivante : en 2027, avoir un parc connu de tous, entretenu, fiable et maîtrisé par nos équipes.
La vue d’ensemble : nous avançons étape par étape pour atteindre notre vision pour la Maintenance. Explications en démarrant par… la fin :
Pourquoi c’est important : moins de crashs, moins d’interventions d’urgence, plus de confort de travail : en modernisant et en professionnalisant notre maintenance, on agit directement sur le quotidien des collègues concernés. Ce changement, c’est aussi une manière de pérenniser nos emplois, partager les savoirs et garder la maîtrise de notre réseau.
Début du big bang en octobre 2025… ça patine un peu !
Zoom sur la situation : en octobre 2025, c’est le début du big bang avec un double changement : le passage au nouvel outil de planification et à l’application mobile… pour toutes les équipes de Maintenance EEM (électromécanique), soit une centaine de Techniciens infrastructures de production et leurs chefs d’équipes. En parallèle, les équipes Maintenance clients étaient aussi concernées et de grosses modifications étaient apportées dans l’outil SAP que nous utilisons pour créer et gérer les OT (ordres de travail).
« Au moment du déploiement, nous étions dans le bain avec les tablettes, explique Stéphane, chef Maintenance EEM pour les secteurs d’Aye et Bertrix . Les tablettes, cela avait été long et pénible avant de devenir quelque chose d’usuel. Le passage au smartphone était frustrant alors qu’on maîtrisait enfin les tablettes. C’était donc vu comme une mauvaise nouvelle. »
Un avis confirmé par Manu, TIP dans l’équipe de Stéphane : « il a fallu 5 ans et beaucoup d’énervements pour que ça marche avec les tablettes. Alors j’étais stressé à l’idée de changer d’outil. »
J’ai été désigné formateur. On m’a présenté l’outil en une demi-journée, charge à moi de former mes équipes. C’était inconfortable. Aujourd’hui, mes gars maîtrisent mieux que moi
Durant les premières semaines qui ont suivi le déploiement, l’équipe projet a été fort sollicitée. « Nous nous sommes rendus compte que nous manquions de ressources pour accompagner confortablement les équipes sur le terrain tout en assurant le suivi des bugs remontés, etc., indique Michaël, le coordinateur du projet. Malgré tout, nous avons fait de notre mieux en essayant d’être présent dans les secteurs qui indiquaient avoir le plus de difficultés. »
De nombreux problèmes rencontrés ont pu être réglés. « Au début, nous avions perdu 10% sur les encodages par rapport aux tablettes. On a désormais retrouvé nos pourcentages », confie Stéphane.
Aujourd’hui encore, certains l’utilisent de manière limitée. « Chez nous, on s’en sert pour nos tournées de maintenance préventive, dit Kévin, TIP sur Dinant et Suarlée. J’ai l’impression qu’il y a beaucoup d’incohérences entre le logiciel de planification et les données contenues dans SAP. »
Situation assez identique à la station de Stembert où Roman, également TIP, explique utiliser l’outil avec des OT (ordres de travail) récurrents. « En dehors des gardes, nous avons assez peu l’occasion d’encoder des OT nous-mêmes. C’est techniquement faisable, mais nous ne savons pas vraiment comment faire. »
Toutes les personnes interrogées nous font pourtant le même retour : l’outil est simple à utiliser.
C’est très fluide, facile à prendre en main. Par contre, il y a beaucoup de problèmes de synchronisation et donc ça ne reflète pas la réalité de mon travail.
« C’est clair que tout n’est pas parfait, mais c’est beaucoup mieux qu’au lancement des tablettes et ça génère beaucoup moins de tensions, poursuit Manu. Moi, j’avais très peur, je suis rassuré. Même si c’est plus petit d’être sur téléphone, globalement, ça fonctionne. »
Nous avons veillé à ce qu’aucune remontée de difficulté du terrain ne soit laissée de côté. Ce déploiement d’octobre 2025 nous a quand même permis de relever le gros défi de mettre des outils fonctionnels à disposition d’un premier large public d’utilisateurs.
Nous avons tenu compte des leçons apprises, c’est pourquoi nous avons réalisé plusieurs actions pour améliorer le déploiement vers la Maintenance réseau en mars 2026.
Quelles actions ? Avec quels résultats ? Réponses dans notre second article sur ce sujet qui sera publié la semaine prochaine.
Vous êtes concernés, dites-nous comment ça se passe de votre côté. Merci à tous ceux qui, même sans être cités dans cet article, ont pris le temps d’expliquer leur ressenti dans le cadre de ce projet.