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Concentrons-nous sur les notifications de la route...

Concentrons-nous sur les notifications de la route...

Tout en roulant, près d'un conducteur sur deux consulte immédiatement son smartphone quand le son d'une notification se fait entendre. Cette -mauvaise- habitude peut avoir de fâcheuses conséquences. Au moins 5% des accidents de la route sont dus à l'utilisation du téléphone au volant. Sur la seule base de cette statistique, huit accidents sur les 150 impliquant des véhicules de la SWDE en 2020 auraient-ils pu être évités ?

En 2020, les véhicules de la SWDE sont impliqués dans ±150 accrochages ou collisions. Il s'agit fort heureusement, pour la plupart, de rétroviseurs endommagés ou des pare-chocs abîmés. Mais tout de même, deux d'entre eux ont entraîné une absence pour cause d’accident du travail.

Combien concernaient une distraction liée à l’utilisation du GSM au volant ? Impossible à déterminer et l’important n’est pas là : on ne cherche pas à culpabiliser, mais bien à sensibiliser.

Piétons et cyclistes également concernés !

Depuis le début de ce mois de février, l’Agence wallonne de la sécurité routière (AWSR) a lancé une campagne sur le thème “Concentrez-vous sur les notifications de la route”.

D’après l’AWSR, même si le téléphone est utilisé lors d’un embouteillage ou à l’arrêt à un feu, les risques d’accident sont multipliés au minimum par 3 pour un appel avec kit mains libres, et par 23 pour l’envoi d’un message.

A noter : cette campagne concerne également les cyclistes et les piétons ! Une étude réalisée à des feux de signalisation à Bruxelles, à Liège et à Anvers, a révélé que 5 % des cyclistes et pas moins de 18 % des piétons utilisaient leur téléphone au feu rouge.

Téléphoner ou écrire un message demande de l’attention

« Notre cerveau a des difficultés à faire deux choses en même temps. On prend le risque de mal faire une chose, voire d’en échouer une, comme celle de porter son attention sur la route. On augmente alors considérablement son temps de réaction », explique le docteur Jean-Christophe Bier, neurologue à l’hôpital Érasme (Bruxelles).

Bref, pour une conduite plus sûre et un meilleur partage de la route entre les usagers, concentrons-nous sur la route.