Coordinateur de projet : focus sur un métier méconnu

Coordinateur de projet : focus sur un métier méconnu

Durant tout le projet “Sprimont”, Thierry Ponsen a assuré la mission de coordinateur. Accompagné de Philippe Beaujean, expert hydraulique, il s’est investi pour permettre à l’équipe d’atteindre l’objectif : une solution durable pour la zone de Sprimont. Mais c’est quoi, la mission d’un coordinateur ?

Un rôle de l’ombre, au service du collectif

Face à la récurrence du problème de la zone Sprimont, il était indispensable que la SWDE trouve une solution durable. C’est pour cette raison que la résolution du manque d’eau, de pression et de débit sur le territoire de Sprimont est devenu un véritable projet. Thierry Ponsen en devient le coordinateur.

Mais c’est quoi, le rôle du coordinateur ? “Un projet a une durée déterminée et nécessite que certains de nos collègues y consacrent du temps en plus de leur fonction habituelle, explique Thierry Ponsen. En tant que coordinateur, je participe à la création de l’équipe du projet et puis j’anime cette équipe en facilitant le travail de l’intelligence collective.”

Dans un projet, le collectif prime sur l’individuel. Mon rôle est de donner du sens à ce collectif composé de collègues venant de divers horizons et avec des vues parfois fort différentes.

Thierry Ponsen
Thierry Ponsen , Coordinateur projet

Rassembler les équipes autour du projet

Pour Sprimont, Thierry a travaillé en binôme avec Philippe Beaujean, l’expert hydraulique. Ils ont rassemblé l’ensemble des équipes dès le départ. Mais gérer la communication avec autant de personnes autour de la table n’est pas toujours évident. “Au départ, on travaillait par mail, mais c’était assez pénible. Avec Thierry, on a alors décidé de travailler en petit comité et uniquement de visu. On a fixé un calendrier précis. Et là, ça a beaucoup avancé", indique Philippe Beaujean, expert hydraulique.

Le projet a mis du temps pour convaincre les participants. Certains ne comprenaient pas en quoi leur implication allait changer la donne. Et finalement, quand tout le monde s’y est mis, ça a été un véritable changement.

Dimitri Bonhomme , Analyste hydraulique et télégestion (Production - Secteur D)

Suivre le projet et assurer les mises à jour des données

Face à la difficulté du problème, il était important que les équipes suivent l’avancée du projet. Le coordinateur a assuré ce suivi, régulièrement.

Par ailleurs, ces deux gestionnaires ont pu présenter un prototype. Le modèle hydraulique présentait le réseau. Certaines anomalies s’en dégageaient. “Thierry et Philippe nous ont aidé à avoir une vision plus globale du réseau, avec l’ensemble des opérateurs. Certains problèmes étaient difficiles à voir, sans avoir le recul”, précise Arnaud Mary, Ingénieur exploitation (Distribution-Liège).

Fixer les priorités avec les équipes

Le coordinateur et l’expert hydraulique ont alors présenté le modèle hydraulique final. Entouré de tous les participants, ils ont fixé les travaux prioritaires et établi un plan d’investissement jusqu’en 2026.

Pour moi, la méthodologie du projet flux IV doit faire école. Toutes les compétences ont été associées, avec un chef d’orchestre pour tout coordonner. L’accompagnement du projet a été stratégique et bien organisé. Nous avons beaucoup appris sur notre manière de travailler ensemble”, explique Henri Pecheur, Directeur Production - Zone Est.

Au sein de la SWDE, il existe un service de gestionnaires de projets piloté par Bernard Canet. En plus de Thierry, deux de nos collègues (Sigrid et Leslie) assurent ces missions de coordinateurs de projets. Pour certaines missions, la SWDE travaille avec des coordinateurs externes.