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La télégestion en l'an 2000 : c’était comment ?

Nicolas Graillet

Depuis les années 90, nous surveillons et pilotons à distance l’état des équipements (pompes, vannes, …) de nos stations de production grâce à la télégestion. Nicolas Graillet, Administrateur Télégestion, revient sur l’évolution de cette technologie.

1998, l’aube du nouveau millénaire et de son boom technologique. La SWDE n’en est encore qu’aux prémices de la télégestion. Le système TView envoie des alarmes sur de petits récepteurs que les techniciens portent sur eux. En cas d’alerte, ils doivent cependant se rendre sur site – parfois en pleine nuit - ou éventuellement téléphoner pour contrôler les niveaux.  

Cette année-là, Nicolas Graillet vient d’être engagé au bureau d’études pour travailler sur un programme européen de traitement de l’eau : «Ce projet visait l’uniformisation des outils de gestion technique au niveau européen ». Comme la SWDE a intégré au fil des décennies de nombreuses installations communales indépendantes les unes des autres, les agents sont en permanence confrontés à des équipements et des méthodes de travail très différents.  

Nos techniciens ne disposaient pas encore d’une télégestion centralisée. Ils intervenaient physiquement au cas par cas, sur des outils et des équipements très variés.

Nicolas Graillet
Nicolas Graillet , Administrateur Télégestion

Vers une gestion de l’eau digitalisée

A la veille de l’an 2000, un outil de télégestion est venu soulager nos équipes de terrain : le CimView. « Avec ce programme, nous avons pu rénover et uniformiser les tableaux électriques de nos 1.500 sites répartis dans toute la Wallonie», précise Nicolas. Ce système, que l’on utilise encore dans la plupart de nos stations, permet de connecter en permanence les automates avec les serveurs et de contrôler les états des vannes, gérer les alarmes, disposer des courbes de distribution et piloter les pompes à distance…

Grâce à ce bond technologique, nos techniciens ont eu la possibilité d’intervenir plus rapidement et de manière centralisée 

Une vision 2.0

Pour aller encore plus loin dans l’automatisation des ouvrages, notre société a opté en 2015 pour le logiciel de télégestion le plus performant du marché : Wonderware. «Pour l’instant, seules 400 de nos 1.500 stations en sont équipé. Et nous rénovons notre parc d’automates au rythme de 4 par semaines » .

Un marché de 90 millions € pour le renouvellement complet des équipements de télégestion

Avec le logiciel Wonderware, toutes les procédures techniques sont à présent standardisées et les connections se font en temps réel via internet. «Les connections sont efficaces et ne dépendent plus des lignes téléphoniques. Tous les automates répondent aux mêmes critères et les schémas techniques sont identiques.Lorsqu’un technicien débarque dans une station qu’il ne connait pas, il sait d’avance où tout se trouve.»

Concertation avec le terrain

En matière de procédure, la grande nouveauté réside dans le fait que le personnel d’exploitation est étroitement associé au déploiement de l’outil. «Contrairement à ce qui se passait précédemment, ce n’est plus le bureau d’études seul qui décide», conclut Nicolas .

Le technicien devient force de proposition et peut faire remonter les informations qu’il juge utiles à la bonne marche du projet. Car en définitif, c’est lui qui connait le mieux les petits détails qui feront que la station va parfaitement fonctionner. 

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