Après un hiver mi-figue, mi-raisin, où en sont les réserves d'eau ?

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Notre eau
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Retardée par un automne et un début d'hiver pauvre en précipitations, la recharge hivernale des ressources en eau a finalement bien joué son rôle en Wallonie. Nappes souterraines et barrages affichent aujourd’hui des niveaux rassurants à l’approche de l’été.

En Wallonie, l’eau potable provient principalement des nappes souterraines. Ces réserves naturelles se rechargent entre l’automne et le printemps, lorsque la végétation absorbe moins d’eau et que les pluies s’infiltrent davantage dans les sols.

L’hiver hydrologique 2025-2026 avait pourtant démarré timidement. Les faibles précipitations enregistrées fin 2025 avaient retardé la recharge des nappes et suscité certaines inquiétudes.

La tendance s’est toutefois inversée en début d’année. Les pluies abondantes des trois premiers mois de 2026 ont permis de compenser le déficit initial. Résultat : à la sortie de l’hiver, la majorité des nappes phréatiques présentent des niveaux proches des normales saisonnières, voire supérieurs dans certaines régions.


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Même si les réserves restent légèrement inférieures à celles de 2024-2025 — une année marquée par une recharge exceptionnelle — la situation actuelle est considérée comme normale. Avec des stocks reconstitués, la Wallonie dispose d’une marge de sécurité appréciable à l’approche des mois les plus secs.

Des barrages bien remplis après un hiver salvateur

Les eaux de surface (~25% de la production d'eau potable en Wallonie) affichent elles aussi des signaux encourageants. Les barrages wallons ont retrouvé des niveaux confortables grâce aux précipitations des premiers mois de cette année. Fin 2025, certains réservoirs (comme le Ry de Rome à Couvin - photo de couverture) présentaient pourtant des niveaux inhabituellement bas en pleine période de recharge.

Aujourd’hui, les réserves sont globalement bien reconstituées. De quoi aborder l’été avec davantage de sérénité, même si la vigilance reste indispensable face à des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents.

Marc
Marc, Expert en gestion des ressources en eau