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Mohamed, seul collègue permanent en Tunisie

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De 2019 à 2022, la SWDE a participé à un projet européen de partage d’expériences avec la Tunisie. Objectif : aider le gouvernement tunisien à renforcer la gestion de son secteur de l'eau. Retour sur ce projet en 3 épisodes. Dans ce troisième et dernier épisode, Mohamed nous confie comment il a vécu sa mission de résident sur place.

Ces projets, qui sont financés par l’Europe, imposent qu’une personne reste en permanence sur place durant toute la mission. Cela s’appelle un Conseiller Résident de Jumelage (CRJ). La SWDE a donc eu un membre du personnel en poste en Tunisie durant 3 ans chargé de coordonner toutes les parties prenantes : les belges, les français, les autrichiens et 43 instances tunisiennes différentes. Il s’appelle Mohamed et, avec le Covid, son expérience tunisienne fut toute une aventure !

« Au début, tout se passait pour le mieux. J’étais en poste sur place pour accueillir les experts, coordonner l’ensemble des actions, favoriser les rencontres entre toutes les parties prenantes, organiser les ateliers, etc. »

Confiné durant trois mois et demi

À cette époque, le Covid n’a pas encore rebattu les cartes et les protocoles se déroulent comme prévu. Les experts européens se succèdent et le projet prend corps. À partir de la mi-mars 2020 pourtant, les choses se compliquent. « Au mois de mars 2020, je revenais justement d’une mission au Maroc. J’avais pris le dernier vol autorisé pour rallier la Tunisie. À l’époque, le protocole imposait une quarantaine de 2 semaines. C’est durant cette période que les vols de rapatriement vers l’Europe ont été organisés. »

Qu'a-t-on fait concrètement en Tunisie ?

Quand ma quarantaine s’est achevée, je n’avais plus la possibilité de rallier la Belgique. Pour corser le tout, la Tunisie avait imposé dans la foulée un confinement général de trois mois.

Mohamed
Mohamed , Résident en Tunisie pour la SWDE durant tout le projet

« Durant trois mois et demi, j’ai donc été confiné seul dans un appartement. Par bonheur, j’ai pu m’occuper en participant à distance à un autre projet européen. »

Faire la part entre la théorie et la pratique

Durant son séjour sur place, Mohamed apprend à comprendre les mentalités et tisse des relations très fructueuses avec toutes les parties prenantes. Compte tenu du nombre d’intervenants différents, il doit faire preuve de beaucoup de patience et de clairvoyance.

« J’ai appris qu’il y avait une certaine marge entre la théorie et la pratique. La partie européenne du projet voulait par exemple que les forages illégaux soient régularisés. Côté tunisien, l’idée ne faisait pas l’unanimité. En discutant avec mes homologues locaux, j’ai compris pourquoi. En Tunisie, les forages légaux bénéficient d’aides et de subventions pour les dépenses énergétiques nécessaires aux forages. S’il légalise les forages, le gouvernement devra d’une part accorder des aides financières supplémentaires et subventionner d’autre part les dépenses énergétiques. Dans le cas de forages illégaux, les dépenses énergétiques sont calculées au plus juste par les exploitants. En cas de subvention de l’énergie, les autorités tunisiennes craignent des abus et du gaspillage. »

Depuis son retour en Belgique, Mohamed s’occupe, avec ses collègues au service Gestion des ressources, des études de zones de protection des captages et des contrats captages, en maintenant une activité partielle à l'international, dans le but de préparer des projets de coopération futurs.

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Mohamed (à droite) et Marc (au centre) en plein travail en Tunisie.
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Durant le Covid, certains sessions d'échanges ou de formation se sont faites à distance. Ici, en mode webinaire.

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