Le château de Bauche (3/4) : une plaine des sports
- Temps de lecture
- 7 min de lecture
Scannez ce QR code pour lire l’article sur votre téléphone.
En 2023, nous avons entamé une série d’articles évoquant d’anciens lieux de travail et de vie de la SWDE. Cette série a trouvé un prolongement dans O’Mag et, à ce jour, le destin de plusieurs de ces sites n’a été évoqué que dans notre magazine papier. Comme nous sommes conscients que tout le monde n’est pas un lecteur assidu du O’Mag, nous avons décidé de proposer ces contenus sur nous.swde. L'histoire commune entre le château de Bauche et la SWDE est tellement riche que nous la proposons sur nous.swde en plusieurs épisodes... Aujourd'hui, le 3e épisode
Le premier article résume le contexte du château de Bauche. Le second évoque l'aspect loisirs.
Témoin n°3
Renaud, Dessinateur Bureau d’études - Verviers
Amateur de pénaltys subtilement distillés et de contre-attaques assassines, Renaud a participé, au milieu des années 90, à la création du fameux tournoi de football de Bauche !
Chaque année, les équipes se réunissaient à Bauche pour s'affronter lors d'un tournoi inter-service, dont beaucoup se souviennent encore aujourd’hui. « Pour l'occasion, nous avions aménagés ce qui peut ressembler à un terrain de foot dans l’espace entourant le château ».
Comme j'étais au bureau d'études, j'avais même conçu le local destiné à accueillir les douches et les vestiaires
Toutes les directions régionales (DR) et quelques secteurs comme celui d’Eupen avaient créé leurs équipes. En tant que membre de l'amicale verviétoise de l’époque, Renaud avait aussi mis son petit grain de sel dans la constitution de l’équipe qui représentait alors « l’administration centrale » : « Pour l'occasion, nous avions rassemblé tous les collègues qui avaient envie de jouer, sans vraiment s'attarder sur le niveau de chacun ».
Cette petite compétition interne rassemblait selon les années entre 6 et 8 équipes. Elles s'affrontaient en mode tournoi dans deux groupes distincts. Les vainqueurs de chaque poule se rencontraient en finale. « À la fin, toutes les équipes remportaient une coupe. Mais la plus grosse revenait aux meilleurs, bien évidemment ».
Verviers : l’équipe à battre ?
Organisé dans un esprit bon enfant, le tournoi était conçu comme une fête familiale, même si certains matchs avaient la même tension que celle que l’on retrouve dans les derbys : « Il y avait toujours, malgré tout, une petite rivalité entre Liège et Verviers, se souvient Renaud. La plupart de nos collègues qui représentaient la DR liégeoise jouaient quasi tous en club. Nous avions rarement le dessus. Et il faut bien reconnaître que, comme notre équipe était celle de l'administration centrale, toutes les autres formations avaient forcément à cœur d'en découdre avec nous ».
« Ce qui était chouette, c'est que les notions de grade ou de hiérarchie disparaissaient pendant tout le tournoi, poursuit Renaud. Les ouvriers et les directeurs - dont Philippe Boury, qui jouait avec nous - étaient sur un même pied d’égalité, qu’ils soient coéquipiers ou adversaires. C’était aussi l’occasion de rencontrer des collègues de toute la Wallonie. Personnellement, je me suis fait des amis un peu partout. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'on avait créé ce rendez-vous annuel. Le foot n'était en fait qu'un prétexte ! ».






Témoin n°4
Arnaud, employé au Back-office Clientèle (Mons)
Pendant plusieurs années, Arnaud a non seulement été le gardien de but du « 11 » de la DR de Mons, mais aussi celui de l'équipe qui représentait la SWDE au tournoi national de Belgaqua-Sport : une compétition annuelle dans laquelle s’affrontaient toutes les sociétés de production et de distribution d’eau du pays.
C’est lors de sa toute première participation dans les cages de l'équipe montoise, qu’Arnaud tape immédiatement dans l’œil de Marc (aujourd'hui expert sécurité informatique), alors coach et sélectionneur de l'équipe officielle de la SWDE. « Pour le coup, j'étais hyper ravi d'intégrer l'équipe des Diables Rouges de la Wallonne, sourit le Montois. D'autant que j'avais été engagé avec un CDD (contrat à durée déterminée) pour un an… et que ce contrat temporaire s'est rapidement transformé en CDI l'année suivante » !
Mouiller son maillot pour la SWDE
Malgré ses dimensions non réglementaires, le terrain du château de Bauche accueillait régulièrement l'équipe officielle de la SWDE pour ses séances d'entraînement. « Sincèrement, nous n'étions pas là pour rigoler. Comme tous les joueurs sélectionnés dans l'équipe étaient affiliés à des clubs, le niveau de jeu était assez relevé. Les entraînements étaient en tout cas exigeants et nous avions tous à cœur de mouiller le maillot pour arriver dans les meilleures conditions au tournoi de Belgaqua. Le plus amusant, c'était quand on se moquait mutuellement de nos accents montois, carolo ou liégeois... On se marrait alors comme des baleines ».

Les entraînements se déroulaient le matin et l'après-midi pendant la semaine de travail. Le tournoi Belgaqua-Sport était un événement inter-sociétés qui était pris très au sérieux par la direction
Dans les 15 jours qui précédaient le tournoi, les joueurs participaient à quatre jours d'entraînement intensif, répartis sur deux fois deux jours. « Les entraînements se déroulaient le matin et l'après-midi pendant la semaine de travail. Généralement, nous clôturions ces séances par un match amical en fin de journée. À midi, Romano nous régalait avec ses bons petits plats. Il faut dire que cet événement inter-sociétés était pris très au sérieux par la direction. Quand je jouais avec l'équipe de l'amicale de Mons pour le tournoi annuel, c'était plus de la rigolade ».
Tournoi de... volley !
Témoin n°7
Christophe, Surveillant de marché (Verviers)
Pour diversifier les activités proposées lors des tournois annuels de football, Christophe a eu l'excellente idée d'organiser simultanément un tournoi de beach-volley à Bauche.
« Vers le milieu des années nonante, je jouais régulièrement au volley-ball. Comme l'amicale de Verviers mettait en place une équipe de football pour participer au tournoi à Bauche, je m'étais dit que ce serait chouette d’étendre la formule au volley ».

En moins de temps qu'il n’en faut pour le dire, Christophe se voit attribuer un petit budget pour assurer l'organisation de l'événement. « J'ai commencé par chercher un endroit qui pouvait convenir dans le parc du château. J'ai acheté un filet professionnel de beach-volley ainsi que tous les accessoires nécessaires pour fabriquer le terrain. »
Avec un camion de sable blanc, quelques pelles et beaucoup de bonne volonté, le site dédié au beach-volley voit le jour. Des annonces communiquées les jours auparavant dans toutes les DR avaient permis de recruter une belle brochette de joueurs et de joueuses intéressé(e)s par l'événement. « La nouvelle s'était répandue comme une traînée de poudre et beaucoup de collègues issus(e)s de toutes les DR se disaient partant(e)s pour participer. Contrairement à l'organisation du tournoi de foot, nous avons composé les équipes sur le moment, en fonction des affinités de chacun ».
Mais comme le matériel stocké sur place à l'issue du tournoi était devenu introuvable, l'organisation du tournoi de beach-volley a finalement tourné court : « C'était une triste nouvelle pour beaucoup de collègues qui attendaient ce moment avec impatience. De mon côté, j'avais pris l'initiative de réunir des collègues amateurs de volley à Verviers et nous avons continué pendant quelque temps à nous entraîner dans la salle de sport d'une école de la région.»

La nouvelle s'était répandue comme une traînée de poudre et beaucoup de collègues issus(e)s de partout se disaient partant(e)s pour participer. Contrairement à l'organisation du tournoi de foot, nous avons composé les équipes sur le moment, en fonction des affinités de chacun